Le stress

Le stress

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SONY DSCA l’heure actuelle, le mot «stress» est utilisé pour définir un ressenti à un moment ou un autre de la vie d’un individu lorsqu’aucun autre mot ne permet de décrire la situation vécue par cet individu. Ce terme est donc appliqué à toutes sortes de situations de la vie. C’est un mot à la «mode». Je pense que si nous demandions à un échantillon d’individu qui utilise le mot «stress», personne ne saurait définir exactement ce terme et nous aurions autant de définitions que d’individus interrogés.

Définissons le mot «stress»:

Définition du Larousse Encyclopédique en couleur: Ensemble des perturbations métaboliques et viscérales provoquées dans l’organisme par des agents agresseurs variés (traumatisme, choc chirurgical, froid, maladie infectieuse, émotion, etc.) ou des conditions extérieures mettant en danger l’équilibre homéostatique. (Le stress constitue un des principaux éléments du syndrome d’adaptation décrit par Selye.) Au sens strict du terme, on constate que la définition du mot «stress» ne comprend pas en compte la réponse de l’organisme aux contraintes mais uniquement les contraintes elles-mêmes.

Le concept du stress

Le stress à souvent une connotation négative car il est assimilé à une émotion qui dérange, inconfortable ou encore inconnu. Donc une émotion difficile à gérer pour l’individu. Cependant, une grande joie peut aussi entrainer une situation de stress pour l’organisme avec des réactions physiologiques comme la fatigue, ou des tensions musculaires. Il existe deux sortes de stress: – Eustress: c’est le stress positif, le stress aidant. Il est bénéfique pour l’organisme. – Dystress: c’est le stress nuisible, gênant. En clair, si le niveau de tension est adapté à la situation, le stress est bénéfique. Si au contraire, le niveau de tension est disproportionné, il y aura encore plus de tensions et donc des conséquences physiologiques et psychologiques. Le stress est donc l’ensemble des réactions de l’organisme (positives et négatives) à une demande d’adaptation.

Approche physiologique du stress:

Le stress est un élément qui provoque un ensemble de réactions physiologiques (sueur, accélération du cœur et de la respiration, etc.). Le stress est une sensation que l’on éprouve lorsque l’on est confronté à une situation à laquelle on ne croit pas pouvoir faire fasse correctement. Il provoque un sentiment de malaise. L’organisme met donc en jeu des reflexes pour se protéger de cette situation extérieure: ce sont des réactions nerveuses, hormonales et physiques. Trois phases sont présentes dans le stress: – La phase d’alarme: phase de choc – La phase de résistance – La phase d’épuisement

Phase d’alarme:

Lorsque nous recevons le «stimulus stressant», l’organisme va tout faire pour s’adapter à la situation. Il en résulte une cascade de réactions nerveuses et hormonales. L’agent stressant va stimuler l’hypothalamus qui lui-même va envoyer des informations aux glandes surrénales par le biais du système nerveux sympathique. Les glandes surrénales vont alors sécréter de l’adrénaline et de la noradrénaline. Ces deux hormones augmentent la pression artérielle, accélèrent le rythme cardiaque ainsi que notre respiration et augmentent le taux de sucre dans le sang. Ceci permet aux pupilles de se dilater, à la mémoire de s’améliorer. La digestion, elle, est ralentie. L’objectif de cette phase est de fournir l’énergie suffisante aux muscles pour la mise en place d’une réaction urgente à court terme qui favorise la fuite ou la lutte contre l’agent stressant.

Phase de résistance:

Si le «stimulus stressant» perdure, notre organisme met en place une phase de résistance. La mobilisation des énergies de l’ensemble du corps est nécessaire, le système endocrinien prend la relève. Lors de cette phase, plusieurs hormones sont sécrétées, notamment de la corticotropine par l’hypophyse qui va moduler la sécrétion de la corticosurrénale. L’objectif est de mobiliser les réserves d’énergies de l’organisme pour combattre les inflammations potentielles déclenchées par la persistance de l’«agent stressant».

Phase d’épuisement:

Si le stress continue trop longtemps, l’organisme va se fatiguer. En effet, ses réserves d’énergie ne sont pas inépuisables. L’épuisement va se caractériser par un retour à la phase d’alarme. Mais cette fois, l’organisme ne pourra pas se défendre correctement contre le «stimulus stressant». Dans ca cas, le stress va avoir des effets physiologiques mais aussi psychologiques (colère, dépression…). L’organisme a «fonctionné» en surrégime trop longtemps. Des maladies peuvent donc apparaitre.

Approche psychologique du stress:

Les êtres humains ne sont pas tous égaux devant le phénomène du «stress». En effet, à un «stimulus stressant», les réactions des individus vont être différentes. Ceci dépend: – des ressources personnelles de chaque individu : o l’expérience passée o l’Intelligence o l’état psychologique de l’individu o les croyances… – des facteurs environnementaux: o influences socio-culturelles o la profession o les caractéristiques de la situation…

Conséquences du stress:

Le stress a des conséquences variées: – Pathologies somatiques: o Hypertension o Arthériosclérose o Infarctus du myocarde o Constipation o Ulcère o Diabète… – Pathologies psychiques: o Indifférence o Introversion o Passivité o Dépression o Anorexie mentale – Troubles du comportement socioprofessionnel o Irritabilité o Risque d’accident accru

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